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Le corps est intimement lié à notre mental, écouter, comprendre et libérer le corps permet d’améliorer le travail du mental en coaching, et ainsi relier le tout à l’Âme

LE DIAPHRAGME

Située au centre du corps, le diaphragme ressemble à un parachute  qui se contracte et se relâche au rythme de la respiration, dans un mouvement perpétuel. C’est un muscle situé au milieu du torse, séparant la cage thoracique de l’abdomen. Ses piliers prennent racine autour des quatre premières lombaires, le thorax, et sur l’appendice xiphoïde (pointe du sternum.) Il est constitué de deux coupoles, droite et gauche, et est innervé par le nerf phrénique qui naît des racines cervicales C3, C4 et C5.

Il constitue le muscle inspiratoire le plus important lors de sa contraction. Lorsqu’il se relâche, c’est l’expiration, passive. C’est ainsi que commencent automatiquement les cycles respiratoires, même s’il est possible de modifier fréquence et amplitude de chaque contraction. En se contractant vingt mille fois par jour, le diaphragme est comme une pompe, assurant divers transferts d’énergie (oxygène, chaleur, nutriments), le brassage de fluides et le drainage de la lymphe et du sang.

Un diaphragme souple et libre favorise la respiration profonde (abdominale et thoracique) et un meilleur usage de l’interface pulmonaire. L’une des découvertes récentes indique un lien entre le diaphragme et le nerf vague.

Le nerf vague est le principal nerf du système nerveux parasympathique, et il est activé par une respiration diaphragmatique profonde et lente. Ce nerf est responsable de la régulation de nombreuses fonctions corporelles, telles que la fréquence cardiaque, la digestion et la réponse immunitaire. Il a été démontré que la respiration diaphragmatique stimule le nerf vague, favorisant ainsi la relaxation, réduisant le stress et améliorant la résilience émotionnelle.

Des études en psychologie somatique ont révélé que le diaphragme est un point clé pour la rétention des traumatismes émotionnels. La qualité neuromusculaire du corps d’un individu est en étroite relation avec son état psychoaffectif. Toute perturbation de l’affect se traduit (notamment) par un changement de tonus corporel musculaire, par exemple un blocage physiologique du diaphragme. Lorsque nous vivons des situations traumatisantes ou stressantes, ces émotions peuvent s’enraciner dans le corps, et le diaphragme est souvent l’un des principaux muscles affectés.

En médecine chinoise, le diaphragme est considéré comme le lien entre les parties supérieure et inférieure du corps. Il est connecté aux 14 méridiens principaux. Ces 14 méridiens le traversent, soit superficiellement, soit en profondeur. Puisque chacun de ces méridiens est relié aux organes internes, le diaphragme possède un potentiel considérable pour influencer notre organisme. Les méridiens superficiels innervent les muscles et les tissus, tandis que les méridiens profonds contrôlent le fonctionnement des organes internes. Il joue un rôle essentiel notre capacité à transporter le qi, le sang et les liquides organiques vers l’ensemble du corps afin de nourrir le cerveau et les organes internes. Il agit comme un centre de répartition de cette énergie à travers le corps.

Ainsi, le diaphragme intervient non seulement comme moteur de la respiration, mais il gère aussi les fonctions respiratoires et digestives, est le régulateur du flux énergétique corporel et le pont entre le bien-être physique et émotionnel.

Il est donc essentiel de s’assurer que votre diaphragme soit détendu et débloqué afin de faciliter la circulation énergétique, et d’assurer un équilibre dans vos systèmes physique et émotionnel. La biokinergie donne une place primordiale au diaphragme, dans ses dimensions somatiques, psychologiques, énergétiques et émotionnelles et dans l’ensemble de ses fonctions.

Sources

Chaitow, L. (2017). The Breath Connection : Unlocking the Diaphragm. 

Brennan, B. A. (1993). Hands of Light : A Guide to Healing through the Human Energy Field. 

MacKinnon, C. (2012). Shamanism and the Healing of the Diaphragm.

LE NERF VAGUE

Comme nous l’avons vu dans le précèdent article sur le diaphragme, le nerf vague est le principal nerf du système nerveux parasympathique. Ce nerf est responsable de la régulation de nombreuses fonctions corporelles, telles que la fréquence cardiaque, la digestion et la réponse immunitaire.

Le nerf vague (Xe nerf crânien) prend racine dans le bulbe rachidien (tronc cérébral) et s’étend dans tout le corps, du cou à l’abdomen, innervant cœur, poumons, estomac, intestins, reliant ainsi cerveau et viscères. C’est un nerf mixte, moteur et sensitif, avec une majorité de fibres afférentes (sensorielles, 80%) qui remontent au cerveau, et des efférentes (motrices, 20%) qui descendent, ce qui lui confère un rôle énergétique central.

Sa stimulation (tonus vagal) est clé pour réguler la santé globale, et assurer une bonne régulation de nombreux processus corporels. Un bon tonus vagal est également lié à une meilleure gestion du stress, de l’anxiété et de la dépression.

En effet, le nerf vague est un chef d’orchestre neuro-anatomique majeur, crucial pour l’équilibre interne corps-esprit (homéostasie) via le système parasympathique (système nerveux autonome), gérant respiration, digestion, rythme cardiaque, inflammation, et impactant les émotions. C’est le nerf principal du système nerveux parasympathique ralentissant le cœur, régulant la digestion (péristaltisme) et influençant les réponses immunitaires et émotionnelles.

En effet, il communique avec le microbiote intestinal, influençant l’assimilation des nutriments et l’humeur. Il régule la réponse inflammatoire via la voie cholinergique. On le dit « responsable du repos et de la digestion ». Il assure ainsi le lien constant entre les sensations physiques (étouffement, faim, toucher) et les réponses mentales (angoisse, plaisir), régulant ainsi l’état énergétique et émotionnel global. 

Le nerf vague étant le pont essentiel entre le cerveau et le corps, il joue un rôle central en psychologie somatique, reliant nos émotions (le psyché) à nos fonctions physiques (le soma), et régulant le stress via le système nerveux parasympathique (calme, digestion) Un nerf vague bien régulé apporte équilibre et bien-être, tandis qu’un dérèglement peut causer anxiété, troubles digestifs et inflammation (reflux, ballonnements), problèmes cardiaques (variabilité), acouphènes. Les expériences passées (traumatismes, attachement) peuvent également altérer le tonus vagal, menant à des symptômes physiques et psychiques.

L’un des aspects importants du nerf vague est donc son rôle dans la régulation de l’équilibre émotionnel. En influençant les structures du cerveau qui sont impliquées dans les émotions, le nerf vague contribue à la gestion du stress et à la régulation des réponses émotionnelles. Lorsqu’il est activé, il induit un état de relaxation et calme les réactions physiologiques du stress.

En Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC), le nerf vague, bien que non nommé directement, est vu comme un canal majeur pour le Qi (énergie vitale), reliant le corps et régulant le système nerveux autonome (parasympathique). Son bon fonctionnement est crucial pour l’équilibre énergétique (Qi) et la libre circulation du Sang, notamment en lien avec le Foie et les organes digestifs (Rate, Estomac), influençant le stress, les émotions et la digestion.

En résumé le nerf vague est fondamental pour notre équilibre, au travers de son rôle majeur dans :

  • La communication Cerveau-Corps : Transmet 80% des informations du corps au cerveau, influençant nos perceptions et réactions.
  • La régulation du Stress : Active le système parasympathique (calme) pour contrer le système sympathique (lutte ou fuite), réduisant la fréquence cardiaque et l’inflammation.
  • L’équilibre énergétique et la circulation du Qi.
  • La sécurité, l’engagement social et la réponse aux menaces. La psychologie somatique utilise le nerf vague pour comprendre comment les émotions non traitées se manifestent dans le corps (douleurs, troubles digestifs)

Il est donc essentiel d’harmoniser l’énergie du nerf vague par des techniques d’acupuncture ou, de manière plus holistique au travers de séances de biokinergie. Par ailleurs, des techniques de respiration qui activent le nerf vague, comme la respiration diaphragmatique, le chant, la réflexologie ou la méditation, peuvent également être utilisées pour réduire la sensation d’anxiété et améliorer l’état émotionnel général.

LE MUSCLE PSOAS : MUSCLE de L’AME

Le muscle PSOAS est d’une importance majeure pour notre équilibre, notre santé, notre vitalité et notre bien-être émotionnel.

Le muscle psoas (ou  muscle ilio-psoas) est un muscle profond situé dans la partie inférieure du tronc et la région pelvienne. Il relie la colonne vertébrale (vertèbres T12 à L5) au fémur, traversant la cavité abdominale et le bassin, ce qui en fait le seul muscle reliant le dos aux jambes. Le psoas est lié à la moelle épinière et donc au cerveau reptilien qui gère les réflexes de survie primaires. Le Psoas est relié au diaphragme via le tissu conjonctif ou fascia, il est donc également  étroitement  lié  à la respiration et peut être considéré comme un porte-parole des émotions (voir publication sur le diaphragme) Enfin, le muscle psoas entretient avec les reins, une relation anatomique intime, puisque ce muscle fléchisseur de la hanche, est situé directement derrière les reins, organe fondamental dans l’évacuation des déchets et des toxines, et dans la gestion de la peur.

Le Psoas est considéré comme un pont entre corps et émotions

C’est le muscle le plus profond et le plus stabilisateur du corps humain, il maintient la colonne vertébrale et apporte un soutien au tronc, formant également une bonne assise pour les organes abdominaux. Il impacte donc la mobilité articulaire et le fonctionnement des organes de l’abdomen. Par ailleurs, certaines études récentes considèrent le psoas comme un organe de perception composé de tissus bio-intelligent incarnant le désir profond de survie et d’épanouissement. Il serait donc le messager principal du système nerveux central. En psychologie somatique, le psoas est le réservoir physique du stress, de la peur et des traumatismes, reliant directement le système nerveux au bien-être émotionnel. Enfin, le psoas est considéré, en énergétique chinoise, comme un centre énergétique principal du corps,  il serait comme un organe de canalisation de l’énergie, un noyau qui nous relie à la terre, nous permettant de créer un support solide et équilibré depuis le centre de notre bassin.

Vous l’aurez compris, un psoas sain est donc essentiel pour notre équilibre structurel et émotionnel.

Un mode de vie accéléré et le stress génèrent de l’adrénaline qui tend chroniquement le psoas, le préparant à courir, passer à l’action ou rétrécir pour nous protéger. Si nous maintenons constamment le psoas sous tension à cause du stress, il commence finalement à se raccourcir et à se durcir. Cela rendra notre posture et les fonctions des organes qui habitent l’abdomen difficiles, entraînant des douleurs de dos, des sciatiques, des problèmes de disque, une dégénérescence de la hanche, des règles douloureuses ou des problèmes digestifs. Par ailleurs, un psoas tendu envoie des signaux de tension au système nerveux, interfère avec le mouvement des fluides et affecte la respiration diaphragmatique. Le psoas est donc intimement impliqué dans les réactions physiques et émotionnelles de base, s’il est chroniquement contraint, il envoie au corps des signaux de danger continus, et peut ainsi entrainer une sensation d’épuisement. Cette situation est aggravée par la façon de nous asseoir ou par les positions de nos habitudes quotidiennes, qui réduisent nos mouvements naturels et limitent encore plus le muscle. Situé dans la zone profonde de l’aine, il réagit à la menace en se contractant (fuite/combat), emmagasinant des tensions chroniques qui affectent la posture et la respiration. 

Un psoas libéré allonge l’avant des cuisses, permettant aux jambes et au bassin de bouger avec plus fluidité et d’indépendance. Cela améliore donc la position de la colonne vertébrale et de l’ensemble du torse, et optimise les fonctions des organes abdominaux, de la respiration et du cœur. Un psoas détendu permet de libérer plus facilement toutes les toxines. Pour finir, lorsque nous cultivons la santé de notre psoas, nos énergies vitales sont ravivées et nous nous connectons à nouveau à notre potentiel créatif.

Plus le psoas est flexible et fort, plus notre énergie vitale pourra couler à travers les os, les muscles et les articulations.

Un psoas souple et relâché favorise un sentiment de sécurité intérieure et de sérénité. 

Il est essentiel de favoriser l’étirement du psoas par des ouvertures de hanche mais aussi au travers de la pratique de la respiration diaphragmatique. En biokinergie, nous agissons de manière holistique par une approche combinée. Nous travaillons sur la détente  tissulaire en libérant les tensions accumulées dans le muscle ilio-psoas et les tissus, tout en stimulant les points de réflexologie et d’énergétique chinoise associés, présents dans la zone du bassin et a distance de jusqu’ à ci, allant de l’occiput la malléole.

La biokinergie vise à redonner de la mobilité au bassin en libérant le psoas, améliorant ainsi la posture générale, la circulation sanguine et l’état émotionnel associé.